Blog/Business English

    Anglais et recrutement :
    ce que les RH regardent vraiment sur votre CV

    21 avril 2026 8 min de lecture
    Recruteur RH analysant un CV avec mention du niveau d'anglais

    "Anglais courant." Deux mots que des millions de candidats écrivent sur leur CV chaque année, souvent sans savoir ce que le recruteur en face va réellement en faire.

    Parfois rien. Parfois tout.

    Cet article explique comment les recruteurs lisent la rubrique langues, ce qu'ils testent, ce qui les convainc et ce qui les refroidit.

    Ce que le recruteur voit quand il lit "anglais courant"

    La réponse honnête : pas grand-chose.

    "Anglais courant" est la formulation la plus utilisée sur les CV français et la moins informative. Elle ne correspond à aucun standard reconnu, elle ne dit rien sur ce que le candidat est capable de faire concrètement, et elle est tellement répandue qu'elle ne différencie plus personne.

    Un recruteur expérimenté qui lit "anglais courant" pose mentalement la question : "courant pour faire quoi ?" Lire des emails ? Animer une réunion avec des clients américains ? Négocier un contrat avec un partenaire indien ? La réponse change tout.

    Ce n'est pas que la mention soit mauvaise. C'est qu'elle est vide sans contexte.

    La grille de lecture des recruteurs

    Les recruteurs qui recrutent pour des postes avec une vraie composante anglophone lisent la rubrique langues avec une grille précise, même s'ils ne la formalisent pas toujours.

    Quelle preuve accompagne le niveau affiché ?

    Un score de certification récent rassure. Un TOEIC 850 obtenu en 2024, c'est objectif, vérifiable, et comparable. "Anglais courant" sans rien derrière, c'est une affirmation que rien ne soutient.

    Les preuves les plus convaincantes, dans l'ordre : un score de certification de moins de 3 ans, une expérience professionnelle dans un pays anglophone, un poste précédent où l'anglais était la langue principale de travail. Tout ça se vérifie et se contextualise.

    Le niveau est-il cohérent avec le reste du parcours ?

    Un candidat qui indique "bilingue" sans avoir étudié ou travaillé à l'étranger, sans certification, sans expérience internationale visible dans les autres rubriques du CV : ça interpelle. Pas forcément à tort - certaines personnes ont des parents anglophones ou ont grandi dans un environnement bilingue. Mais sans contexte, la mention semble surestimée.

    À l'inverse, quelqu'un qui a travaillé 3 ans dans une entreprise américaine peut se permettre d'écrire "courant" sans certification et être crédible, parce que le parcours parle de lui-même.

    La mention correspond-elle au poste ?

    Si le poste requiert de parler anglais quotidiennement et que le candidat indique "notions", le dossier ne passe pas le premier filtre. Si le poste est essentiellement francophone avec quelques échanges email occasionnels et que le candidat indique "bilingue", le recruteur note que le candidat a peut-être visé trop large. Dans les deux cas, le problème est le même : un écart entre ce qui est écrit et ce qui est attendu.

    Les niveaux et ce qu'ils signifient vraiment pour un recruteur

    Le référentiel CECRL (A1 à C2) n'est pas toujours connu des recruteurs non spécialisés, mais les correspondances avec les certifications, elles, le sont.

    Notions / débutant (A1-A2) : acceptable pour les postes sans aucune exigence anglophone. Pour tout le reste, c'est éliminatoire.

    Intermédiaire (B1) : souvent insuffisant pour les postes avec une vraie composante internationale. Le candidat comprend, mais ne peut pas tenir une conversation professionnelle soutenue. Sur le CV, mieux vaut écrire "B1" que "courant", qui laisserait croire à un niveau supérieur.

    Courant / avancé (B2) : le seuil à partir duquel la plupart des recruteurs considèrent qu'un candidat peut fonctionner en anglais. TOEIC 785+ en est la preuve standard. C'est le niveau minimum pour les postes avec des interactions régulières en anglais. Pour mieux comprendre ce qu'on attend en pratique, lisez notre analyse du niveau en multinationale.

    Bilingue (C1-C2) : une vraie maîtrise, quasi-native. Attendu pour les postes où l'anglais est la langue principale, les fonctions commerciales internationales, les équipes entièrement anglophones. Ce niveau sans preuve ni contexte est souvent perçu comme une exagération.

    L'erreur que font la plupart des candidats

    Surestimer son niveau.

    C'est de loin l'erreur la plus fréquente et la plus pénalisante. Pas parce que les recruteurs sont inflexibles sur le niveau, mais parce que l'écart se voit toujours, soit à l'entretien, soit dans les premières semaines de travail.

    Un recruteur qui découvre que le "bilingue" du CV correspond en réalité à un B1 hésitant ne remet pas seulement en question le niveau d'anglais. Il remet en question la fiabilité du candidat en général.

    La règle est simple : mieux vaut sous-promettre et sur-délivrer. Un candidat qui écrit "B2 - en cours d'amélioration" et qui tient une conversation fluide à l'entretien surprend positivement. Un candidat qui écrit "bilingue" et qui cherche ses mots crée une fracture difficile à réparer.

    Comment bien rédiger la rubrique langues sur son CV

    Soyez précis sur le niveau. Utilisez soit les termes CECRL (A2, B1, B2, C1), soit les certifications avec score et date, soit les deux. Évitez "courant" seul, "bon niveau", "opérationnel" - ces formulations ne disent rien.

    Ajoutez le contexte si vous n'avez pas de certification. "Utilisé quotidiennement dans mon poste actuel", "langue de travail pendant 3 ans chez X", "présentations et négociations en anglais" - ce type de précision vaut parfois plus qu'un score.

    Ne mentez pas. L'entretien révèle tout. Et même si l'entretien passe, le premier mois de travail aussi. Le coût d'un mensonge sur son niveau d'anglais est bien plus élevé que celui d'un niveau honnêtement affiché.

    Mettez à jour. Une certification de 2018 est périmée aux yeux de la plupart des recruteurs. Si votre dernier score date de plus de 3 ans et que vous pensez avoir progressé, passez la certification. Un TOEIC récent coûte moins de 200 euros et peut faire la différence sur un dossier.

    Ce qui se passe vraiment pendant le test en entretien

    Pour les postes avec une vraie exigence anglophone, le test vient toujours, sous une forme ou une autre.

    Parfois c'est annoncé : "une partie de l'entretien se déroulera en anglais." Parfois c'est une question glissée à la fin : "Can you tell me a bit about your experience in this field?" Parfois c'est le second entretien avec un manager ou un client basé à l'étranger. Pour aller plus loin, voir notre guide pour préparer l'entretien en anglais.

    Ce que le recruteur évalue à ce moment-là n'est pas la perfection grammaticale. C'est l'aisance sous pression, la capacité à structurer une réponse dans une langue étrangère sans effondrement visible, et la cohérence avec ce qui était affiché sur le CV.

    Un candidat à l'aise, qui fait quelques fautes mais parle naturellement, convainc plus qu'un candidat qui cherche chaque mot avec soin mais perd le fil. L'anglais professionnel n'est pas de l'anglais parfait. C'est de l'anglais fonctionnel sous pression.

    C'est précisément ce que préparent les cours d'anglais professionnel : des situations réelles, des questions d'entretien, des corrections en temps réel. Pas de la grammaire abstraite.

    Progresser avant la prochaine candidature

    Si votre niveau actuel ne correspond pas aux postes que vous visez, deux options concrètes.

    La certification d'abord. Passer le TOEIC est une bonne décision si vous êtes autour de B2 et que vous voulez le prouver. La préparation prend en général 4 à 8 semaines avec des cours d'anglais ciblés. Un score de 785+ ouvre la plupart des portes pour les postes avec une exigence anglophone standard.

    La formation ensuite. Si le niveau lui-même doit progresser, les formations en anglais professionnel avec immersion totale sont les plus efficaces sur un délai court. Gain d'un niveau CECRL en 3 à 5 mois en cours réguliers, 3 à 4 semaines en intensif.

    Si vous êtes salarié, vos droits CPF s'accumulent chaque année. Les formations éligibles CPF permettent de financer tout ou partie de la préparation.

    En résumé

    Mention sur le CV Ce que le recruteur comprend Ce qu'il faut
    "Anglais courant" seul Niveau inconnu, probablement B1-B2 Ajouter preuve ou contexte
    "Bilingue" sans contexte Scepticisme Certification ou expérience
    "TOEIC 850 (2024)" B2 confirmé, récent Rien à ajouter
    "Utilisé quotidiennement - 3 ans chez X" Crédible et contextuel Idéal sans certification
    "Notions" Honnête mais limitant Progresser avant de postuler

    La rubrique langues est l'une des plus lues sur un CV pour les postes internationaux et l'une des moins bien rédigées. Deux lignes bien construites peuvent faire la différence entre un dossier qui passe et un dossier qui s'arrête là.

    Questions fréquentes

    Faites tester votre niveau d'anglais gratuitement

    Nos formateurs réalisent un test de niveau oral et construisent un programme adapté à vos objectifs professionnels. Découvrez aussi les témoignages de nos apprenants.

    Votre premier cours peut démarrer sous 72h.

    À lire aussi

    Berlitz
    Qualiopi - Processus certifié - République Française

    Légal & contacts

    © 2026 Berlitz Paris. Tous droits réservés.

    Ce site utilise des cookies pour mesurer l'audience et améliorer votre expérience.